Le visage de la ville de demain

La ville se construit chaque jour. Pour preuve les grues qui griffent le paysage à peu près partout.Mais si l’on veut se faire une idée du visage de la ville de demain, il suffit de regarder la ville d’aujourd’hui, dans sa partie construite il y a 40 ans, d’observer ce qui s’y est fait et d’extrapoler. A l’angle du Bd Jeanne d’Arc et du Bd Sakakini, ça donne la photo d’aujourd’hui.
On y voit, à la place du Jarret qui coulait là, un boulevard urbain épouvantable émaillé d’immeubles construit selon un tracé directeur qui m’échappe complétement. Le tissu ancien peu dense (Bd Chave, Bd Jeanne d’Arc) a été greffé de verrues épouvantables (Fast-food, hôtel bas de gamme, par ex.). Les grandes copropriétés des années 70 ouvrent leurs fenêtres sur une autoroute embouteillée tous les matins, tous les midis et tous les soirs et ce n’est pas le retour du tramway qui contribue véritablement à la sérénité du lieu. Il est vrai que dans les années 70, on privilégiait l’auto et l’on aimait pas la verdure. Mais quand même !
Aujourd’hui, les grands secteurs qui changent de visage prennent un peu plus en compte la verdure et les transports collectifs. Mais je ne suis pas sûr que le tracé directeur soit d’une grande justesse. Il me semble que l’on soit encore dans une optique qui consiste à optimiser des parcelles plutôt que de construire une vraie ville. On construit d’abord les immeubles, et on relie ensuite, comme on peut.

 

Le visage de la ville future… un avant-goût au moins !