Le Panorama de la Belle de Mai

Ils en ont parlé pendant des mois et des mois. C’était l’un des projets phare de Marseille Provence 2013. Il a bien fallu y aller, pour se faire une idée, juger sur pièces…
Soyons honnête : le projet est intéressant. La terrasse rendue au public, la vue sur le quartier de la Belle de Mai, la passerelle-rivière qui ondule au dessus de la saignée passante des bâtiments inférieurs…
Mais une fois de plus, l’architecte se heurte à la matière. Il rêve d’une coque diaphane, luminescente habillant un cube en porte-à-faux, cube-écrin qui irradie la lumière de la Culture sur la ville.
Ça, c’est le rêve de l’architecte, la vision qu’il vend aux autres, financeurs, utilisateurs, politiques, acteurs de cette même culture.
« Un cube de 14 mètres de hauteur sous plafond qui va permettre de présenter des œuvres d’art contemporain, de grande hauteur. C’est le point d’exclamation du projet ! » clame l’architecte Mathieu Poitevin, agence ARM, (cité dans Télérama – Gilles Rof, 23/11/2012).

Au final, malgré ses efforts, il n’a pas réussi à faire un cube mais un bon vieux parallélépipède rectangle relativement opaque (pour protéger les œuvres qu’il contient) revêtu d’une vulgaire onduline plastique qui laisse apparaître le structure métallique. En somme, le look d’un hangar agricole dans la plaine de la Limagne.

 

 

 

Photo : Laurent Carte