Marseille, la ville déglinguée.

Quelle logique préside à la gestion des travaux, dans cette ville ? La photo date de janvier de cette année. Nous sommes au mois de mai. Rien n’a bougé. Il ne s’agit QUE du Mémorial aux Rapatriés d’Algérie et QUE de l’œuvre de César Baldaccini et QUE de la plus belle baie du monde (soyons chauvin et pour une fois fier de notre ville) sur la fantastique corniche Kennedy. De sales Glissières en Béton Armé (GBA) surmontée de sales barrières Héras (c’est la marque), effondrées à une des extrémités. Faut-il en déduire que l’autorité en charges de ses travaux (la Ville de Marseille ? la Métropole ? le Conseil de Territoire ? le Ministère des Affaires Etrangères ? la DRAC ? Allez-savoir !) :
– se fout complétement de la mémoire des rapatriés !
– se contre-fiche d’avoir un chantier dégueulasse sous le nez de ses feignasses de touristes et de pourrir la vue sur Planier (Y z-ont cas se déplacer de 10m, ces nazes !)
– se moque que les mômes en scooters soient obligés de se garer ailleurs et que les coureurs à pied soient obligés de contourner le bouzin,
– ne dispose pas des compétences pour lancer un appel d’offres européen pour faire les travaux…
– et puis l’art, ça ne sert à rien, n’est-ce-pas !

Bref, on préfère changer les lampadaires sur la promenade le long de l’hippodrome (les anciens marchaient très bien mais ils n’avaient pas le même aspect que les autres)  que faire le nécessaire pour supprimer ce merdier.

Mais, au fait, pourquoi ce merdier ? Et bien l’autorité en charge des travaux n’a même pas la politesse de préciser pourquoi elle laisse ce bordel sur la Corniche. Pas le moindre panneau de chantier, même pas un mauvais A4 fixé avec du scotch orange. Marseille, en plus d’être déglinguée, est une ville impolie.